• Nowel 2007 : enfin un Noël où je ne me suis pas emmerdée comme un rat mort (c'est pourtant bien le seul jour de l'année où l'ennui parvient à me rattraper, d'habitude). Je ne me suis pas cassée à jouer le jeu des civilités de rigueur, j'ai juste fait acte de présence dans cette mascarade dont personne n'est dupe juste pour respecter 'l'esprit' des fêtes de famille-je-vous-hais. Faut dire que la très jeune génération encore tout illusionnée a bien aidé. J'ajouterai qu'être au centre de la table et suivre 3 discussions en même temps peut être assez savoureux -comme la dinde farcie, ma foi, fameuse- si l'on décide de se taire et de ne pas intervenir. Bref.

    C'est dans ce contexte que m'a percutée cette constatation ébouriffante de pertinence qui donne naissance à ce post ô combien essentiel... Si si. J'ai découvert les trois piliers de notre éducation pédago-conso-gluco-sociale par la panse boustiffaillante.

    Et comment donc? En plongeant dans un paquet de papillote (non je ne suis pas la sœur jumelle cachée de Forest Gump. Quoique). (Je passerais d'ailleurs sur ma déception grandissante d'année en année de ne plus jamais y trouver de pétards. Ca mettait un peu d'ambiance les "pas près des yeux, ‘tentionionionion, ce serait con le jour de Noël!!" C'est vrai que devenir borgne passe mieux un autre jour. "pas dans l'oreille, aaah, je suis sourd!" Au moins... ‘tiens, les sonotones m'obsèdent, en ce moment' "Les enfants, arrêtez de manger du sucre et allez faire votre boucan ailleurs!" Ah, l'esprit taquin de Noël...Re-bref).

    Je reviens à mon sujet. On oublie trop souvent cette étape quasi-incontournable de notre construction d'adulte moyennement accompli, content de lui malgré son insignifiance. Délectation des papilles et de l'esprit. Désir primaire sucré satisfait instantanément, capacités intellectuelles prouvées de façon d'autant plus délicieuse qu'elles s'affirment comme supérieures à la moyenne.

    Tout ça grâce à trois confiseries : carambar, kinder surprise, papillote. J'avais prévenu que ce serait un vrai choc...

    Le rapport? Evident!

    • Un être épanoui se doit d'être doué d'un humour fin et décapant. Apprentissage carambar.

    Qu'est ce qui est vert, qui monte et qui descend? Un petit pois dans un ascenseur.

    Quel est le comble pour un jardinier? Se mettre tout nu pour faire rougir ses tomates.

    On piaffe de rire à 4 ans, on sourit avec condescendance à 8, on continue à lire la blaguounette toute sa vie histoire de voir si progrès il y a eu, tout en sachant qu'on ferait mieux de toute façon. Y'a pas de petits plaisirs.

    • Un sujet au summum de ses moyens se doit d'être pragmatique, agile, logique. Apprentissage kinder. La satisfaction du travail bien fait lorsqu'on tient entre ses mains le robot qui se transforme en voiture -qui roule en plus parfois toute seule- wouawou, vous êtes promis à une carrière d'ingénieur, dès la maternelle. Adulte, vous êtes d'une dextérité déconcertante.

    • Enfin, tout individu pensant se doit de nourrir ses réflexions, d'ouvrir son esprit, d'être cultivé, d'être capable de sacrifier n'importe qui pour une épigramme, comme dirait l'autre (Wilde, en fait, moi aussi je connais deux/ trois trucs). D'être spirituel et profond, en gros. Apprentissage papillote. Enfant, on apprécie ou on se dit trop petit pour comprendre (en fait on sait à peine lire, ça aide pas). Ou encore, un peu plus tard, que les citations, ça en jette. Puis adulte, thèse, antithèse, synthèse se forment immédiatement dans votre esprit, vous dites "mouais", vous vous fendez parfois d'un petit rictus entendu, vous êtes au-dessus de ça, vous êtes un vrai intellectuel.

    Voilà ma récolte (oui, j'ai baffré et pas pris un gramme. Bizarre ça. Mais on s'en fout) :

    *Je me dois de préciser que j'ai recopié tel quel, les fautes ici ne sont donc même pas de moi. Et ça c'est un comble*

     

    Puisque l'impôt à une assiette, pourquoi mange-t-il toujours dans la notre ?

    Pierre Véron à placer dans les dîners

    Si la fortune est aveugle, j'ai ma chance.

    Yvan Audouard on y croit

    Trop c'est trop, mais ce n'est jamais assez.

    Yvan Audouard dissert. en vue

    Faire des manières, c'est en manquer.

    Yvan Audouard facile

    Les vrais gourmands lisent en remuant les lèvres pour déguster les mots.

    Yvan Audouard ouaip, les fanatiques aussi, mais pas qu'eux, j'en conviens 

    Pourquoi dit-on que les murs ont des oreilles, alors que c'est aux portes qu'on écoute ?

    La Robertie nul

    N'écoutant que son courage qui ne lui disait rien, il se garda d'intervenir.

    Jules Renard oh, tiens, ça me plaît

    La supériorité de la télévision sur la radio : vous n'entendez pas seulement les parasites mais vous les voyez.

    Anonyme pas à la page, l'anonyme. La supériorité d'Internet sur la télévision et la radio : on n'entend pas et on ne voit pas que les parasites, on les lit et se les refile. C'est viral.

    La plus perdue de toutes les journées est celle où l'on a pas ri.

    Nicolas de Chamfort j'en verserais une larme, tiens

    Je comprends pas tout, mais je parle de tout : c'est ce qui compte.

    Coluche sûr

    Nous sommes le seul peuple de la planète à évoquer à table les festins que nous fîmes et ceux que nous projetons de faire.

    Jean Amadou ah? m'en fous

    Postillons : intempéries du langage.

    Jules Renard oui, certes, rictus, bon...

    Bien être : état d'esprit produit par la contemplation des ennuis d'autrui.

    Ambrose Bierce blasé, Ambrose

    Il faut résister à tout sauf à la tentation.

    Oscar Wilde dissert. dissert. dissert.

    Il faut 2 ans pour apprendre à parler et toute une vie pour apprendre à se taire.

    Proverbe chinois ça écrase

    Paresse : habitude prise de se reposer avant la fatigue.

    Jules Renard j'en conviens

    S'il on veut gagner sa vie, il suffit de travailler. Si l'on veut devenir riche, il faut trouver autre chose.

    Alphonse Karr → ah bon ? Pas travailler plus pour gagner plus ? Merde, on nous roule...

    L'homme n'est pas fait pour travailler et la preuve, c'est que ça le fatigue.

    Marcel Proust va dire ça à l'autre, et à Dieu qui a puni l'homme pour une sombre histoire de pomme. De quoi se fâcher avec toutes les hautes instances. Quel rebel.

     

    Voilà voilà. J'ai bien mangé j'ai bien bu, j'ai la peau du ventre bien tendue, Merci petit Jésus.


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  • Parce que j'aime bien l'idée.


     





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    Bientôt j'me mets à la broderie et au tricot... Qu'ils seront beaux mes murs... Groink.


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  • A l'heure où des amis se créaient une nouvelle vie dans des jeux de rôles en 3D, chargés de mission de la plus haute importance, errant sur des cartes multiplanétaires et cotoyant des monstres et des êtres improbables derrière lesquels se cachent de VRAIS gens... moi je suis passée avec une souplesse tout à fait louable de la console lynx (le très très vieux truc de 10 tonnes avec un écran de la taille d'un timbre poste irritant les yeux) à... la nintendo DS.

    Mais de l'audace, point trop n'en faut... Après avoir brillamment (si, si) terminé new super mario bross, mon oeil est resté vide et mon cerveau en berne devant Final Fantasy III. Communiquer, choisir, très peu pour moi. Classiques jeux d'arcade, ça oui, ok. J'ai alors découvert la Princess Peach, cette gourde toute de rose bonbon vétue qui pousse des cris de souris les mains sur la bouche dès qu'elle se fait enlever au nez et à la moustache de ce cher vieux Mario.

    C'est elle qui sauve Mario, cette fois, me dit le bon vendeur. Bien que ma fibre féministe ne soit pas des plus vibrantes, cela m'a semblé être un juste retour des choses.

    Le jeu m'a d'abord atterrée: sa simplicité (qu'au niveau 4 mais bon...pas de monstres bien redoutables dans les stages), la profusion de coeurs et surtout, les minauderies et les pouvoirs de Peach!

    Alors que Mario, stoïque face à l'adversité, peut subir 12000 transformations avec accessoires et tout le tralala, tout ce que peut faire cette cruche blondinette, au début du jeux, c'est courir avec son espèce de parapluie, cheveux et robes aux vents, avec pour toutes armes -devinez un peu- ses émotions! Cyclo et limite hystérique, elle enquille colère furibarde et sérénité la plus totale, en passant par crise de larme ou joie transcendante.

     

    Jusqu'à ce que je me dise: mais c'est elle la balaise!

     

    Si nos seules émotions peuvent nous sauver la vie, alors n'hésitons pas! Assumons sans complexe nos états d'âme et nos excès, là est notre vraie force!

     

    Merci Peach, vraiment, pour cette leçon de vie!

     

     

    Ouais, non, elle m'énerve quand même toujours autant cette greluche...Clin d'oeil

     


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