• Ombre chinoise

    Ombre chinoise? Oui pourquoi pas, on peut voir les choses comme ça.

    D'un certain point de vue, c'est assez pertinent, je dirais même.

    Mais non, rien d'excitant. Ça se saurait. Pas de poses langoureuses, ni intrigantes. Pas d'acrobaties. Juste une ombre -oui!- mais immobile; tremblotante, à la limite. De quoi éventuellement flouter ou embuer le regard posé qui, par conséquent, se détourne.

    Je parlerais davantage de paratonnerre que de paravent, qui plus est. On ne choisit pas la météo, ou si peu...

    Et puis surtout, je crois tout simplement que cet art n'est pas du goût de tout le monde.

    Alors non, vous avez tort. Le projecteur n'en est pas un. Ou un simple artifice de rayon de soleil dans une pièce obscure et close. C'est un minimum, une rebiffade pathétique et courageuse de la lumière. Ou peut-être avez-vous raison, après tout; mais le non taraude. Je dois encore y réfléchir, sans doute...

    Ombre chinoise... Je sais faire le renard et l'oiseau... un oiseau qui ressemble à une chauve-souris... le renard et la chauve-souris, donc. Le renard et la chauve-souris...


  • Commentaires

    1
    Lundi 11 Février 2008 à 22:56
    j'ai cru comprendre
    que la pire ennemie de l'ombre chinoise était l'ombrelle japonaise. Avec son air mécanique et guindé, l'ombrelle par son pommeau arrondie imite l'oie (comme ces deux anglaises des Aristochats) et quand trop de lumière surgit, sous la mandarine (parce que c'est ainsi avec les ombres chinoises, les projecteurs sont aussi des caméras, de celles qui balancent tout de suite au mur ce que les acteurs n'ont pas joué, des sourires qui n'en sont pas vraiment, puisque confondus dans l'ombre, et qui en sont vraiment parce qu'on sait qu'ils en sont, comme un gars lassé du mauvais jeu de sa toile qui irait s'en prendre à son mur à coup de pots de 10 litres, pour y faire de plus beaux ressentis barriolés) les ombrelles déploient des histoires sur ce papier feutré de riz, où coulent des esquisses et des gribouillis ocres. Alors les ombres chinoises, tout de doigts et de poings, font zorro et batman, histoire d'attirer le public si amoureux du mélange des genres. Le renard et la chauve-souris.
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