• Endolorie... juste un peu

    Silence au vide assourdissant

    Lutte à l'échec forcenée défaillante

    Pantin gesticulant dans l'eau trouble emmurée

    Cogner recogner

    Et quoi après...

    Et quoi pendant, tiens...

    Cogner, recogner

    Evidé et lessivé à la vase stagnante

    Dans un tambour emballé

    Cette porte est fermée

    Cogner recogner

     

    Epuisé par sa course figée

    Le ventriloque éviscéré

    Vocifère malgré moi

    Son soliloque de solitude

    Cogner recogner

    Peut-être à m'en faire crever

    Cogner recogner

     

    Plus jamais ma peau frôlée

    Tréfonds de l'âme effleurés

    Disséminés décimés contaminés

    Contact miné anti-personnel

    Cogner recogner

    Par tous les pores

    Sacro-sainte intimité intériorisée déballée transgressée

    Cogner recogner

     

    A "fleur" de peau 

    Qu'est-ce donc ce mot

    J'aime pas les chrysanthèmes

    Réac' épithélial, épidermique, non

    Ecorché, à vif

    En prise à l'emprise de la vivisection

    Cogner recogner

    Mais plus ma peau

    Sauve qui peau

    Bleu à l'âme

    Ecchymose et hématome

    Abcès renflé

    Purulente souffrance ambulante, inassouvie, emprisonnée, déversée, ramassée, ravalée, ressassée

     

    Beurk.


  • Commentaires

    1
    Mercredi 5 Décembre 2007 à 21:34
    Oui
    Beurk. Tourner le dos.
    2
    Mercredi 5 Décembre 2007 à 22:08
    tourner le dos...
    ...et montrer son cul? C'est vrai que ça fait parler ce soir, sur blogg. Mais pas de devant derrière au fond de ce trou où je parais être. Le manque et le néant aspirent et recrachent. Pouark.¨Mais plutôt affronter.
    3
    Mercredi 5 Décembre 2007 à 22:12
    Le tout
    Peut-être, ce serait être à la fois le steack et le cuisto. Oui, vraiment, ce qui anime Blogg comme le monde c'est le cul, nonobstant, j'arrive pas à m'y faire, personnellement. Quant à le montrer, ça ne change rien à la question. " to see or no to see" (je m'appelle William, desfois).
    4
    Mercredi 5 Décembre 2007 à 22:14
    Affronter
    Quel autre choix ? "Mange, ceci est mon corps".
    5
    Mercredi 5 Décembre 2007 à 22:50
    J'aime bien l'idée
    du steack et du cuisto. Et le pain qui l'accompagne fait aussi corps (avec soi). Total mise en équilibre de tout, maîtrise des paradoxes, youpi, le rêve. Ne nous voilons pas la face, c'est un plus lourd combat. Et dévoiler ou non son cul ne fait pas avancer le schmilblik, c'est certain.
    6
    Mercredi 5 Décembre 2007 à 22:58
    Disons que
    qui du cul avance ou recule, je n'ai toujours pas résolu. Bon, je traîne, je palabre, mais la vraie vie est ailleurs, non. Ne jamais oublier ça. Hors le Net, hors les lois. Ouais, disparaître. Avoir ce courage, ou plutôt cette illumination. Lisez "La côte sauvage" de Jean-René Huguenin (je l'aime), enfin, oui.
    7
    Jeudi 6 Décembre 2007 à 12:44
    En fait
    J'ai une indigestion bloggesque rien qu'à lire les autres. Et sans même apparaître dans leur discussion. Tout me bouffe et toutes les vies me sont étrangères. Peut-être pas disparaître, mais lacher prise, oui.
    8
    Jeudi 6 Décembre 2007 à 12:47
    ce sont des choses cycliques
    me semble-t-il...
    9
    Jeudi 6 Décembre 2007 à 12:53
    Tiens max!
    Alors comme ça y'aurait que des malades qui font des com' chez toi?
    10
    Jeudi 6 Décembre 2007 à 12:54
    Certes
    tout est cyclique mais je cherche le centre
    11
    Jeudi 6 Décembre 2007 à 13:22
    euh...
    mais qui soutient pareille théorie ? et où ça ?
    12
    Jeudi 6 Décembre 2007 à 13:24
    je crois qu'on touche le centre
    une fois que le bras mécanique a lu tout le disque.
    13
    Jeudi 6 Décembre 2007 à 13:53
    t'as la mémoire qui flanche
    tu te souviens plus très bien... si si, tu l'as dit ce matin-même...
    14
    Jeudi 6 Décembre 2007 à 13:56
    non non
    quand j'ai parlé de malades ce matin, c'était pas pour mes lecteurs, et même si ç'avait été pour eux, ç'aurait été un compliment (puisque je fais partie des malades que je décrivais)... (évidemment c'est si on se rappelle bien de la même chose)
    15
    Jeudi 6 Décembre 2007 à 14:00
    oh...
    S'il faut attendre la fin du disque, c'est pas très encourageant... (encore faudrait-il que je sache précisemment quelles sont ces "choses cycliques" dont tu parles. mais bon)
    16
    Jeudi 6 Décembre 2007 à 14:04
    rho...
    le dialogue de sourd... On est tous des malades en perdition/récupération bloggesque donc.
    17
    Jeudi 6 Décembre 2007 à 14:08
    ah non...
    non, on peut être guéri et écrire ici.
    18
    Jeudi 6 Décembre 2007 à 14:13
    les choses cycliques
    dont je parle... c'est assez particulier, j'essaye de ne plus en avoir, de ne plus avoir l'envie d'écrire tous les jours, ni même de passer tous les jours. C'est être détaché de soi, puis très proche, dans ce qu'on peut avoir envie de laisser... le tout dans un va et vient incessant, étouffant.
    19
    Jeudi 6 Décembre 2007 à 14:44
    étouffant, oui
    d'où le besoin de se recentrer pour mieux se disperser. On retombe toujours dans l'interrogation psycho-blogesque. Psycho tout court. Les mécanismes inconscients ont une grande place sur cette sphère, je trouve. Ce qui aide pas bcp la guérison. Juste encore une répétition. Quoiqu'au moins ça donne un peu plus de matière. Mais du coup étouffant. 'Tain, c'est fou ce que je suis clair...
    20
    Jeudi 6 Décembre 2007 à 14:48
    sont balèzes
    ceux qui trouvent l'équilibre entre détachement et investissement...
    21
    Jeudi 6 Décembre 2007 à 15:31
    oui et non
    parfois avec quelques règles pratiques appliquées bêtement, on réussit de beaux exercices d'équilibriste ou de funambule.
    22
    Jeudi 6 Décembre 2007 à 15:37
    Donne vite
    ces règles alors, j'en suis avide. Parce que moi suis tombée dans le filet
    23
    Jeudi 6 Décembre 2007 à 18:18
    des règles ?
    je crois qu'elles sont avant tout personnelles, qu'elles doivent s'adapter à chacun, et qu’on les apprend à force de coups sur la tête. Pour moi, ça consiste à écrire avec des règles précises, avec des sujets que je m'interdis, et surtout rien d'écrit en "réaction à", ou sur mon humeur du moment. Même concernant Fred Chichin la semaine dernière, j'ai attendu, froidement, une fois la surprise passée. De toute façon, j'écris sur ces pages juste pour écrire, pour me donner une pause de ce que je fais le reste de la journée, (à savoir recopier ou écrire !!!) Idem pour mes commentaires, rien en "réaction à", rien en "réaction contre". Et enfin une dernière, s'il y a indigestion, je raccroche (mais bon, ça je peux me l'admettre facilement, pour l'avoir déjà fait 2 ou 3 fois). La véritable difficulté étant de distinguer l’indigestion de la dépendance. Là encore ça reste très personnel. Après je prends tout ce que je lis comme des livres, comme des témoignages plus ou moins bien écrits, comme des micro-trottoirs… voilà quoi, pas de recette miracle.
    24
    Jeudi 6 Décembre 2007 à 18:40
    bref de la distance quoi...
    ce sont de bonnes règles, que je suivais très bien avant, même dans la vraie vie. Mais comme tu peux le voir dans mes com' et dans ce que j'écris (voir au-dessus), j'ai un peu perdu cette voie. Je me fais halluciner avec mes tartines de pathos! Tes quelques lignes m'ont quelque peu recentrer, et rien que pour ça, ça valait le coup de publier un truc pareil. Peut-être.
    25
    Jeudi 6 Décembre 2007 à 18:50
    non,
    je ne corrigerai pas mes fautes nombreuses, l'érratum serait trop long.
    26
    Jeudi 6 Décembre 2007 à 18:51
    celle-là
    non plus
    27
    Lundi 11 Février 2008 à 01:48
    les règles
    brisons ces équerres, faisons des confettis de tés !!!
    28
    Lundi 11 Février 2008 à 13:08
    pffff
    et maintenant j'ai dans la tête "partir quand même"... 'Briser les chaîaîaîaîaîaîneueueueus...'
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