• Déjà Béjart...

    Merde!

    Décidemment, la mort de Béjart me plombe vraiment!

    Annoncez la retraite de Sylvie Guillem et je risque de me surprendre une corde à la main!

    Comme si la danse était ma raison de vivre... N'importe nawak, même pas vrai.

    Et pourtant... Je m'aperçois que j'en garde une sacrée persistance rétinienne, de loin en loin.

    Cette disparition me met le coeur en deuil. Même si les créations restent et perdurent, l'Art en saigne... et enseigne -par la mortalité de ses disciples- la présence et l'ampleur de son influence à ceux qu'il pénètre, tout en leur rappelant son rapport à une réalité on ne peut plus concrète. "Comment ça, plus de nouveaux spectacles de Béjart dorénavant? Noneuh! L'Art ça ne s'achève pas, ça meurt pas!" L'Art non, ni son art, mais... quand même, là...Bon, bref, déroutant.

    D'autre part (ou du coup), l'Art n'apparaît plus seulement comme un tout absolu en infinie progression, mais aussi comme un tout-presque-tout, meurtri d'amputations de membres qui n'ont pas existé et n'existeront jamais, le fil de la création ayant été rompu par la finitude incontournable de l'artiste lui-même.

    Comprenne qui pourra. Tout ça me travaille, mais dans le désordre.

    J'aurais aussi bien pu me contenter d'écrire que les créations de Béjart continueront d'exister, mais que l'on ne connaîtra jamais celles qu'il aurait pu encore réaliser (CQFD). Quel regret...

    Ca, au moins, c'est limpide et imparable.


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