• Cliché

    57 000 euros... pour de l'art ou pour de leurre?

    J'en ai bien peur...

    Je ne suis pas près de comprendre cette valeur et les valeurs qui l'engendrent.

    Allez, va, leurre, c'est toujours ton heure... 


  • Commentaires

    1
    Vendredi 11 Avril 2008 à 22:44
    ah...
    c'est vrai que metz en euro, ça vaut evry en dollars... quant à savoir pourquoi, c'est une histoire de famille, parce que la belle-fille conteste.
    2
    Samedi 12 Avril 2008 à 01:23
    alors là
    j'ai trouvé un super rébus pour te répondre, mais c'est trop bête, blogg ne sait pas dessiner... quel dommage, vraiment, tu aurais été tout ébaubi; mais que peut-on y faire...
    3
    Lundi 14 Avril 2008 à 18:14
    Aleurs, aleurs...
    l'Eurt a la valeur de l'heure, des heurts, et des leurres. L'art n'a de valeur que dans une époque, ce qui le relativise, forcément, et nourrit de manière très intéressante la véracité même d'une transcendance du beau.
    4
    Mardi 15 Avril 2008 à 17:28
    Ca dépend
    de quelle valeur l'on parle, justement...
    5
    Mardi 15 Avril 2008 à 18:16
    Au contraire
    cela relativise encore plus, on peut même s'interroger sur la valeur en propre d'une Valeur. Reprenons ce que j'avais évoqué à propos du Dom Juan de Molière et le Don Giovanni de Mozart, le premier asspire à l'émancipation de l'individu, le second au terme de cette émancipation est un violeur, au coeur du Don juanisme : l'individualisme, mais selon les périodes (en l'occurrence, là, un siècle) sa valeur varie. Il n'y a par ailleurs de valeur qu'à ce qui peut être évalué, ce qui importe, cela fait donc abstraction de ce qui est sans valeur, qui nous est indifférent. Or l'indifférence n'a rien d'éternelle, tout ce qui est su peut être ignorer et réciproquement. Tralalilalilala Ploum Ploum.
    6
    Mardi 15 Avril 2008 à 20:20
    Une fois encore
    le débat pèche par l'omission de simples définitions. Je dirais juste que les valeurs restent subjectives, qu'on les estime ou pas. En revanche, estimer la valeur de l'art, en fixer le prix pour être claire, qui plus est sur des considérations que je définirais-très subjectivement tu noteras- comme étant à la con, me gêne. Parce que justement, sa valeur en devient objective, par la force des choses. J'aurais sans doute fait un très mauvais commissaire-priseur... Cela dit, j'ai trouvé ce fait d'actualité des plus divertissants, puisqu'il m'agace et m'interroge. Très malin, très opportuniste, avec une touche d'eshtétique; trouble. Humain, quoi.
    7
    Mardi 15 Avril 2008 à 20:26
    En fait,
    ce n'est pas tant que l'on donne une valeur pécunière à une oeuvre d'art qui me turlupine: en toute logique, celui qui est prêt à en donner le plus l'emporte, normal, on va pas la jouer au mérite non plus, quoique... ne compliquons pas plus les choses. Non, ce qui me turlupine, ce sont les motivations de l'acquéreur... Mais bref.
    8
    Mercredi 16 Avril 2008 à 18:12
    Donc reprenons
    ce que tu mets en cause c'est le rapport entra valeur fiduciaire et bonté d'âme de l'acquéreur. Convaincue que nous vivons dans une société injuste, celui qui a le plus d'argent n'est certainement pas celui qui le mérite le plus. En conséquence, celui qui a le plus d'argent, de par la reproduction des inégalités structurelles, n'est certainement pas le plus légitime à posséder une œuvre. Or, là où cela devient gênant, c'est que l'œuvre, elle devrait faire l'objet d'un soin tout particulier de la part d'une personne qui ne souhaite pas la posséder mais en être le détenteur passager. Mais dans ce raisonnement, tu mêles une morale anti-capitaliste et transcendance de l'art. Fondamentalement, tu serais plutôt contre la possession personnelle d'œuvres d'art qui sont à admettre au patrimoine mondial de l'art, pour les mettre dans des musées dans lesquels tout le monde pourrait les admirer. Ensuite sur la valorisation en tant que telle, elle est une véritable expression des contingences du moment, elle est même une façon de voir l'Histoire, tant le souci pour l'Art ou pour certaines œuvres est symptomatique d'une société à un certain moment. Non ?
    9
    Jeudi 17 Avril 2008 à 13:00
    Hou là là
    Pas du tout, je n'affirme rien de tel. Je m'interroge, je m'intéresse. Et je ne tranche surtout pas au nom d'une pseudo morale sous influence anti capitaliste. Même si j'admets que l'esthète m'est plus sympathique que celui qui achète une oeuvre juste en considérant cet acte comme un bon placement, ce n'est pas pour autant que je condamne ce dernier ou nie sa légitimité à l'acquérir. Ce qui m'intéresse, c'est juste de deviner ce qui motive l'acquéreur: prestige social, plus-value financière, plaisir personnel... Et surtout dans le cas cité ici. Où l'Histoire prend évidemment une grande place dans l'histoire. Ca me semble évident que la photo aurait atteint une somme moins élevée il y a un an. Je trouve ça intéressant, remarquable, mais j'y vois aussi qlqch d'un peu ridicule, dérisoire, 'trop'. Rien de plus. Pour reprendre ce que tu dis, il est vrai que j'aime bien l'idée qu'une oeuvre nous survive et que nous en sommes que le détenteur provisoire. Ca c'est clair. Mais je n'y vois ni morale ni transcendance, c'est un fait. Quant au musée, à mon échelle, comme je n'ai pas de collection privée (!), eh bien égoïstement, oui, j'aime bien y trouver l'oeuvre que je cherche. Ce n'est pas pour autant que je suis contre la possession personnelle. Loin de là (j'aime bien aussi l'idée du trésor caché, même). Enfin, je terminerai sur notre façon de regarder une oeuvre, selon les cultures. Je pense aux japonais qui mitraillent tout au lieu de regarder directement les oeuvres (c'est un cliché, d'accord, mais bon) et qui préfèrent admirer le tout bien tranquillement dans leur canapé. Ca ne veut pas dire qu'ils y sont moins ouverts pour autant, même si ça parait ridicule pour les autres touristes. Voilou. Je m'interroge plus que je ne tranche vraiment en fait, à partir d'un ressenti face à une information: quand j'ai vu ça à la TV, j'ai admiré la photo, souris d'un air entendu en pensant au fait que ça sorte maintenant, soupirais voire râlais en pensant au rôle de l'Histoire. Et ces ambivalences m'ont poussées à essayer de formuler plus intelligiblement. Je dis bien essayer :).
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